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Le sirop d’érable
par Marc de Canck (Canada)
Je l’aime parce que c’est un produit qui vient directement de la sève de l’arbre. A ma connaissance, il n’y a pas de pesticide, pas d’agents de conservation, c’est un produit complètement naturel.
Le sirop d’érable, on est nés avec ça. Et pour un québécois, c’est vraiment l’une des premières choses qu’il pense à rapporter à des amis à l’étranger.
Au Québec, il y beaucoup d’érablières (plantations d’érables).
En mars, avril de chaque année, on va aux « cabanes à sucre », un rendez vous où les familles se rencontrent pour des « parties de sucre ».
On y fait une cuisine très familiale, des fèves au lard et au sirop d’érable, de la soupe aux poix, des « oreilles de christ » (de la couenne de lard séchée) trempées dans le sirop d’érable.
En fait, au début, les fermiers ouvraient une grange, un grand local communautaire, avec des nappes à carreaux etc, et peu à peu, c’est devenu une institution. Dans certains endroits, c’est mille couverts par jour !
Il y a aussi « la tire d’érable », c’est comme un dessert. On chauffe le sirop, on le coule sur de la neige, cela le fige un peu, on l’étire pour l’enrouler sur de petits bâtons plats en bois. C’est très bon.
Le sirop d’érable, les québécois l’apprécient aussi beaucoup au petit déjeuner, avec des crêpes très, très fines ( pas des pancakes, ça, c’est américain ) ou avec du yoghourt, des fraises…
Moi, je recommande de l’acheter en boîte, pas en bouteille. Il y a plusieurs grades de 1 à 3, et plusieurs couleurs. Le 1, il est très clair, très léger, c’est le plus pur.
Le 2 est plus foncé, le 3 est plus foncé encore, parce qu’ils sont moins purs.
Je préfère le 2, mais c’est aussi une question de goût, et ce goût varie aussi beaucoup de ferme à ferme de fabrication.
Une recette que nous faisons à « La Chronique » : un canard aux pétales de roses parfumé au sirop d’érable. On le fait mariner une journée dans du sirop pur, puis on le cuit en sauté au four en le nappant de temps en temps (de sirop). Les pétales de roses (séchées) sont mises vers la fin. A la cuisson, elles deviennent croustillantes, caramélisées, cela donne un goût très fin, très particulier.
Et le meilleur agencement que l’on a trouvé avec ce plat, c’est un vin italien, un rouge très puissant de Vénétie, l’Amarone.
Il y a un site Web que je recommande. Il est très intéressant et très complet : «erable.org» pour tout savoir sur le sirop d’érable, son histoire, ses méthodes de fabrication etc.
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